Maison d’hôtes dans le marais poitevin

Notre maison d’hôtes est située dans la « Venise Verte » classée « grand site » en 2010, au Grand Port du Vanneau-Irleau, cœur du marais poitevin, dans les Deux-Sèvres.
Bernard BERTHOLET,
29 rue du Port - 79270 - Le Vanneau Irleau. Tel : 05.49.35.01.49 ou Port : 06.71 88 90 94


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Un peu d’histoire

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Voici un petit historique du Marais poitevin. En Gaule, il y a fort longtemps, il y avait en bordure océane, une importante échancrure dont il ne reste aujourd’hui que la Baie de l’Aiguillon.

La Baie de l’Aiguillon.

En face de l’île de Ré, entre La Tranche sur mer et La Rochelle et plus précisément, entre la pointe de l’Aiguillon et la pointe St Clément à Esnandes.

A marée basse, apparaissent les terrains marécageux et les prés salés. Cette vaste brèche dans les terres, ce golfe, les historiens lui donnèrent le nom de "Golfe des Pictons". Les Pictons étaient des tribus Celtes. Leur « capitale » était Lemonum qui est devenu Poitiers. Ils peuplaient la région et furent les premiers à avoir conquis la terre sur la mer. A l’époque des Pictons, la mer arrivait jusqu’à Irleau. La Sèvre Niortaise se jetait dans le golfe par une sorte de grand delta allant de Niort à Coulon. Tout était insalubre et marécageux, parsemé d’îles ou d’îlots. Au cours des siècles, les alluvions des fleuves - le Lay, la Vendée, l’Autise au Nord, le Mignon, le Curé au Sud - et les sables et vases apportés par la mer comblèrent naturellement la baie. L’homme aida cette transformation qui bien plus tard forma « le marais poitevin ».

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En ce temps là, l’île de Marans était un port sur l’océan. Les romains aménagèrent un port fluvial à Niort ainsi que deux voies terrestres qui traversaient le marais, en rapprochant les îles par des gués.

L’une rejoignait Bordeaux à Nantes, par l’ouest, l’autre, Saintes à Angers, par Coulon et Sansais. Celle-ci s’appelle encore la « voie Romaine ».

Au Moyen Age ce sont les ecclésiastiques qui mirent en route les travaux d’assainissement.

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Les seigneurs leur faisaient don de leurs châteaux car les domaines s’avéraient peu rentables, étant des marais incultes. Les moines voulurent épurer les terres. Ils s’unirent dans leurs efforts, firent creuser par leurs serfs de nombreux ouvrages et entreprirent des barrages. Le plus grand, le canal des Cinq Abbés, eut une longueur de 9 km. Ces travaux permirent de cultiver les terres au Nord de Marans. D’autres chenaux asséchèrent le Sud de la Sèvre. Pour réaliser les ouvrages, ils utilisaient des portes à flots montées sur pivot qui permettaient à l’eau de sortir à marée basse et se refermaient à la remontée des eaux. Les « asséchés » représentèrent alors 10% de la surface totale du Marais actuel.

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Les abbés recevaient des artistes qui désiraient se dissimuler. Ainsi, au XVIème siècle, Rabelais séjourna des années à l’abbaye de Maillezais. Il y imagina la scène d’une de ses principales œuvres : « l’abbaye de Thélème ».

Sous Henri IV et Sully, fut créée « l’association pour le dessèchement des marais ». Elle fut aidée par des capitaux et de la technologie venue de Hollande. Cela permit une grande avancée des travaux. Au cours du XVIIème siècle les travaux de ce qui est devenu la marais desséché, furent terminés avec un second canal doublant le cours de la Sèvre.

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Le marais mouillé très difficile à pénétrer, avait la réputation d’être insalubre et inaccessible. Les habitants, dits « Huttiers » s’y cachaient des troupes de Louis XIV. Ils vivaient de la pêche et de la chasse (alors interdits) et élevaient des mottes avec la vase qu’ils sortaient de l’eau. Ceci leur permettait de cultiver nourriture et chanvre. Plus tard, ayant pu acheter des parcelles aux seigneurs locaux, ils s’installèrent en bordure des rivières. Ce fut l’origine des « Cabanes ».

Au XIXème siècle, sous l’Empire une législation efficace se mit en place dans le Marais. La Sèvre devint bien d’Etat. On put alors y pêcher, chasser et naviguer librement. Les maraîchins voulaient depuis longtemps exploiter les terres abandonnées par les seigneurs. Ils durent attendre 1832 et la création de la première association des marais mouillés. Rapidement, des syndicats gérèrent tout l’espace du Marais poitevin. Cela avait mis 8 siècles ! La Grande Rigole de la Garette au Mignon et de nombreux autres canaux, conches, rigoles purent être creusés. L’ensemble des marais mouillés fut ainsi drainé. Le biotope se transforma. Les Huttiers durent alors se sédentariser. La culture du chanvre se poursuivit, ainsi que son ouvrage, en hiver, sous forme de cordages et de tissus. Le vergne, abondant le long des voies d’eau, fit la réputation des sabotiers d’Irleau qui y fabriquaient des « bots ».

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Un nouveau peuplier, le « virginien » fut importé de l’Amérique du Nord. Pour s’adapter aux sols humides et au soleil du Poitou, il fut transformé en « blanc du Poitou » Les maraîchins en plantèrent partout.

Cela amena la construction de nombreuses scieries qui confectionnaient cageots et emballages légers. Les bois y arrivaient par les canaux, tirés par les barques plates.

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Dès le début du XXème siècle les scieries déroulèrent le peuplier pour faire du contre plaqué. La demande accrut considérablement ce qui provoqua un regain économique mais aussi un déséquilibre de l’écosystème, les maraîchins préférant les peupliers à l’élevage des bovins. Puis, avec le développement des voies de communication, les journaliers, les domestiques et les artisans ruraux partirent vers les usines ou vers les villes. L’utilisation des communaux pour les vaches se raréfia. La plupart furent vendus.




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Une nouvelle activité vit le jour en 1914, à Coulon, le premier « touriste » est embarqué sur une plate. Il aurait pu croiser le boulanger livrant son pain, le boucher cherchant sa viande sur pied, les maraîchins transportant leurs vaches aux prés ou rapportant le foin ou le bois pour l’hiver, les bateliers tirant le bois vers les scieries.





Le Marais aujourd’hui :

Le marais est géré par de nombreux syndicats de marais. Il se compose de trois zones : le Marais mouillé, la Marais desséché et les prés salés.

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Le Marais mouillé consiste en de petites prairies entourées d’alignements de frênes taillés en têtard et ceinturés de canaux étroits

Le Marais desséché est dévolu à la culture intensive de maïs ou de céréales. La baie de l’aiguillon où vasières et « mizottes », prés salés, sont une richesse biologique exceptionnelle.

Le Parc Interrégional du Marais Poitevin met en œuvre, depuis 1998 un programme stratégique de restauration paysagère.

Depuis 1980, les acteurs locaux ont désinvesti l’espace du Marais Mouillé. Le paysage a évolué vers des friches et des peupleraies. Le Parc Interrégional du Marais Poitevin met en œuvre, depuis 1998 un programme stratégique de restauration paysagère et d’aménagement en faveur des Marais Mouillés des Deux sèvres, Vendée et Charente Maritime. Principalement la partie uniquement accessible par voie d’eau.

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La baie de l’Aiguillon est également protégée. Elle est classée en réserve naturelle. C’est un site d’hivernage des oiseaux d’eau douce, échassiers et oies et canards. On peut observer les oiseaux à marée montante depuis les digues.

La baie de l’Aiguillon, berceau de la mytiliculture. Au XIIIème siècle, sous le règne de St Louis, un Irlandais remarqua les moules qui poussaient sur les pieux qui soutenaient les rets pour piéger les oiseaux. La « culture » des moules était née !

Le port du Pavé, en bordure sud de la baie, permet de découvrir l’activité mytilicole. Cette activité est décrite à Esnandes à la Maison de la Mytiliculture. .

L’ancien grand port de Marans est à nouveau utilisé, mais en port de plaisance. Pour ce faire, Marans est relié à la mer par un canal.

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Les îles du Vanneau et d’Irleau sont mentionnées, au temps des romains. Ce furent les seules îles de la partie Est du golfe des Pictons. Elles étaient proches de la voie romaine qui passait par Sansais.

Au XIXème siècle le marais mouillé avait une activité d’élevage. Les bêtes et leur fourrage circulèrent par les canaux, sur des barques. Ces activités se transformèrent peu à peu avec l’implantation du « blanc du Poitou », peuplier adapté au Marais. L’artisanat et le travail dans les scieries vinrent supplanter l’élevage qui se faisait dans des conditions difficiles. La plupart des communaux furent alors vendus. Le Vanneau-Irleau actuel est un village de 783 habitants. L’école, la mairie, l’église et un bar-tabac sont au Vanneau. La boulangerie, le bar-tabac-restaurant sont à Irleau. Chacune a une salle des fêtes. Le terrain de foot est à Irleau. Des usines de contreplaqués, de travail du bois, existent sur les deux communes, en bordure de canaux. Sur la rue du port ont été construites des petites maisons pour les travailleurs de l’usine. Elles comportaient une cuisine sur un sol en terre battue et une pièce à vivre en bas, une seconde pièce en haut du côté rue. De l’autre côté il y avait un grenier. Les toits étaient construits en roseaux et couverts de tuiles « tiges de bottes ».

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La rue se continue par la rue de la Belette où de nombreuses fermes, petites ou grandes s’étendaient le long d’un canal dit « corde ».

Chaque ferme avait une « cale » que l’on atteint par un fossé. Tout le travail pouvait ainsi se faire directement en bateau.

La vente des communaux du Vanneau, au XIXème siècle, permit de construire une église neuve.








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