Des visites intéressantes pour mieux connaître le Marais :
Le Marais Poitevin est actuellement dans un Parc Interrégional. Pour vous introduire au Marais poitevin, à son histoire, à ses anciens métiers, à son fonctionnement, en tant que marais, à la gestion de l’eau, à l’utilisation des terres et les formes de l’agriculture, à sa biodiversité, il faut voir les différentes « maisons » du Parc.
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Les 4 maisons du Parc Interrégional du Marais Poitevin :
La Maison des marais mouillés à Coulon
La Maison de la mytiliculture à Esnandes
La Maison de la meunerie à Neuil sur l’Autize
La Maison du Maître de digues à Chaillé les Marais.
Quelques lieux ou passages obligés pour compléter et alimenter votre information :
Les oiseaux : le parc ornithologique de St-Hilaire-La-Palud
Les animaux : Le zoodysée européen à Chizé
et l’Asinerie du baudet du Poitou à St Georges de Rex
l’agriculture : le musée agricole des ruralies entre Aiffres et Vouillé
l’histoire et ses monuments : - les abbayes de Maillezais et de Nieul-sur-l’Autise ;
l’église romane d’Aulnay ( joyau de l’art roman )
la ville de Niort, son donjon, ses bords de Sèvre, ses musées…..
la Maison de la meunerie à Nieul-sur-l’Autise
La forêt de Chizé.
Et pour profiter de la côte océane proche :
La ville de La Rochelle avec son vieux port, son aquarium, départs quotidiens vers les îles de Ré et île d’Oléron.
L’Hermione en construction à l’arsenal maritime de Rochefort, la corderie royale, la maison-musée de Pierre Loti.
Les plages de Vendée de la Tranche-sur-Mer aux Sables-d’Olonne.
La station balnéaire de Fouras, Fort Boyard, l’île d’Aix.
Ou quelques incontournables pour tous les goûts :
La ville de Saintes et ses arènes
Mouton village, pour les petits
La vallée des singes, pour les petits et les plus grands
Le Grand parc du Puy du Fou et son spectacle de son et lumière : la cinéscénie
Poitiers et le Futuroscope
Royan et le zoo de la Palmyre
La ville de Cognac
Les mines d’Argent à Melle
Etc.
Les 4 maisons du Parc Interrégional du Marais Poitevin :
Le Marais poitevin est un territoire exceptionnel reconnu au niveau européen sur le plan environnemental. Il est situé entre les villes de La Rochelle et de Niort. C’est un vaste territoire de 112000 hectares parcouru par la Sèvre niortaise, le Lay, la Vendée, l’Autise au Nord, le Curé et le Mignon au Sud. Aménagé par l’homme dès le XIème siècle, le Marais présente de nombreux paysages très différents mais aux logiques hydrauliques interdépendantes.
Trois grands terroirs se déclinent dans cet espace :
1. le MARAIS MARITIME correspondant à la Baie de l’Aiguillon : il accueille tout au long de l’année des milliers d’oiseaux migrateurs qui trouvent ici une nourriture riche et abondante.
2. les MARAIS DESSÉCHÉS, protégés par des digues et aux larges paysages ouverts et dominés par une agriculture céréalière. Des îles calcaires émergent de ces plaines. Elles abritent des villages où l’architecture traditionnelle prédomine.
3. les MARAIS MOUILLÉS, vastes prairies humides et inondables : tourbières, jardins ou « mottes », marais bocager et la persistance de quelques communaux. Le tout sillonné d’innombrables voies d’eau : bras de rivières, canaux, biefs, rigoles, conches etc.
Les 4 Maisons du Parc ont toutes une identité propre. Créées pour favoriser la découverte et la compréhension du Marais poitevin et de son bassin versant, elles sont complémentaires. Elles permettent d’appréhender les différentes facettes de ce territoire vaste et complexe qui s’étend sur trois départements – Vendée, Charentes Maritimes, Deux Sèvres - et deux régions : Pays de Loire et Poitou-Charentes.
La Maison du Marais poitevin à Coulon, dans les Deux Sèvres.
Anciennement, Maison des marais mouillés, elle est située non loin de la Sèvre, au cœur du bourg de Coulon, dans un lieu historique « la maison de la Coutume ». La "coutume" était une taxe payée par les bateliers qui circulaient avec des marchandises sur le fleuve. Cette taxe servait à l’entretien des écluses et de la voie d’eau.
Les objectifs de cette Maison, sont de sensibiliser à l’importance et à la fragilité des zones humides et de faire comprendre les répercussions des actions de l’homme sur son environnement. Ce secteur du Marais poitevin qui est souvent appelé la "Venise Verte" se révèle différemment, grâce à la visite de la Maison. On y comprend l’évolution du territoire et l’attachement des maraîchins à leur marais.
En à peine plus d’une heure de visite, l’on peut découvrir les traditions au travers d’une muséographie plaisante et accessible. Le « maraiscope » conte, à l’aide d’une maquette de 15 m², l’histoire des maraîchins, ancrée dans les paysages du Marais poitevin. Les grandes étapes de la constitution du Marais poitevin sont retracées. L’histoire de ce paysage est double : le récit d’un phénomène naturel et celui du travail de l’homme. Les habitants du Marais sont les acteurs et les héritiers des travaux titanesques entrepris par leurs ancêtres. L’océan a reculé et les terres émergées sont devenues un vaste jardin nourricier.
Différentes salles permettent de découvrir la vie quotidienne des habitants des marais mouillés :
l’intérieur maraîchin de la fin du XIXème siècle a été reconstitué. Il révèle l’ingéniosité des maraîchins pour s’adapter à un milieu hostile.
la salle de l’anguille est consacrée à un poisson emblématique du marais, et à son alevin : la civelle. Sa migration et les différentes techniques de pêche utilisées dans le marais y sont exposées.
la salle de la batellerie, les “batais” (bateaux maraîchins) étaient le moyen de transport traditionnel des hommes et des bêtes dans le labyrinthe des conches et rigoles du marais. La salle restitue l’ambiance d’un atelier de charpentier et la construction des barques à fond plat.
La Maison de la mytiliculture, place de l’église à Esnandes. Du chemin de ronde de l’Eglise fortifiée, l’on a une vue exceptionnelle sur la baie de l’Aiguillon, le vieux bourg d’Esnandes et les Marais.
L’Eglise d’Esnandes fur fortifiée entre les XIIème et XIVème siècles. Elle ressemble à un château fort et défie le temps. Elle a vu passer bien des marins avant que la mer ne se retire pour former la baie de l’Aiguillon.
De style roman saintongeais, elle a été classée aux monuments historiques en 1850. C’est une des dernières église-forteresse de la région qui tenaient lieu de ligne défensive du littoral sous le règne de CharlesV.
A l’entrée de la baie de l’Aiguillon, dans un décor de falaises et de marais, Esnandes est l’un des centres de la mytiliculture française. C’est la culture des moules, ces coquillages que l’on élève dans la région depuis plus de 1000 ans. La Maison de la mytiliculture permet d’en savoir plus sur cet animal et son environnement, sur le boucholeur et ses techniques d’élevage. La visite commence par la projection d’un film sur grand écran. Réalisé par Philippe Garguil, ce film présente la baie sous un aspect inédit, tant par ses images que par son contenu fort instructif sur la faune et la flore qui peuplent la réserve naturelle de la baie de l’Aiguillon. Le voyage se poursuit à travers une muséographie colorée et interactive : plongés dans le monde marin, petits et grands peuvent mettre leurs connaissances à l’épreuve à l’aide de bornes tactiles. L’on découvre la vie de la moule, et le travail du mytiliculteur, ses techniques d’élevage, de pêche et de commercialisation.
La pêche se découvre à la pointe Saint-Clément ou au port du Pavé qui permet de découvrir l’activité mytilicole autour de Charron.
La Maison de la meunerie, 16 rue du Moulin à Nieul-sur-l’Autise1 Construit au XVIIIème siècle sur les bords de la rivière Autise, ce moulin écrase toujours du blé entre ses meules de silex. Une association, les « Gueurnivelles » ou rainette en patois local, gère la Maison de la Meunerie, est à l’origine de la remise en production du moulin à eau du village. Les membres de l’association ont restauré tous les bâtiments et continuent de les entretenir. Le moulin produit de la farine de Froment, de la farine Bio et de la farine de Sarrasin. Elle est achetée sur place par des boulangers, des restaurateurs et des particuliers. Les grains sont exclusivement cultivés en Vendée selon un cahier des charges précis : variétés, fumure, stockage... par des agriculteurs référents. Certains grains ont la mention "agriculture biologique". L’écrasement sur meule de pierre en un seul passage lui confère des qualités nutritionnelles et gustatives. Aucun conservateur ni autre additif n’est ajouté lors de sa fabrication ; c’est du 100% froment.
Un système audiovisuel, diffusé dans chaque pièce, permet de mieux comprendre les mécanismes du moulin et la vie du meunier des années 20 : en effet, les deux pièces d’habitation sont également entièrement conservées et meublées. L’ancienne grange, avec sa toiture en roseaux, a également été conservée : elle abrite toujours le four à bois, qui reste en fonctionnement. La Buaïe, ancienne buanderie, peut aussi être visitée. La grange abrite une boutique de produits régionaux et artisanaux ainsi que l’ancienne saboterie du village, léguée à l’association des Gueurnivelles par le dernier sabotier de Nieul, et entièrement remontée ici. En dehors des vaances d’été, vous pouvez acheter de la farine au moulin le vendredi après-midi de 14h30 à 18h30 et le samedi matin de 9h30 à 12h ou téléphoner à Thierry le meunier au 06.09.65.20.53.
La Maison du Maître de digues, 7 rue de la Coupe au Rocher, Chaillé-les-Marais Construite au milieu du XVIIème siècle, la Maison du Petit Poitou est l’ancienne maison du Maître de Digues. Personnage illustre, le maître de Digues travaillait pour le compte du syndicat de marais du Petit Poitou. Les particularités des marais desséchés D’abord impulsés par les abbayes de la région, les travaux d’aménagement ont été poursuivis grâce aux ingénieurs et aux fonds hollandais au XVIème siècle puis continués avec l’aide d’investissements locaux. Deux territoires distincts constituent alors le Marais Poitevin à l’ouest les marais desséchés et à l’est les marais mouillés. Ceux-ci sont par essence inondables l’hiver : l’eau va s’accumuler pour éviter les inondations des marais desséchés et ainsi protéger les cultures. En période plus chaude, les eaux sont évacuées à la mer dans la Baie de l’Aiguillon, en traversant le marais desséchés. Les marais desséchés sont des étendues planes sur lesquels se développent des cultures diverses de blé et d’orge, et de l’élevage. Ils sont entrecoupés de canaux évacuateurs et de digues de protection contre les inondations venues de la plaine. L’habitat s’y est développé de manière éparse. Les marais mouillés sont plus secrets. L’habitat y est souvent groupé. La vie sociale s’y est organisée autour de l’artisanat, vannerie et tuilerie, de la pêche et de la vente du bois. Les paysages sont plus verdoyants. Ils sont constitués d’innombrables terrains gagnés sur l’eau et entourés d’une multitude de chemins d’eau, bordés de frênes têtards et de peupliers.
Le patrimoine hydraulique :
Dans le Marais desséché, le réseau hydraulique est constitué de canaux parcellaires qui évacuent le trop plein d’eau des cultures. Ceux-ci se jettent dans les canaux évacuateurs. A leur extrémité on trouve les portes à la mer. Elles fonctionnent grâce aux mouvements des marées : à marée haute les portes se ferment évitant ainsi à l’eau de mer d’entrer dans le Marais Poitevin, à marée basse les portes s’ouvrent permettant d’évacuer les surplus d’eau. Les cultures sont ainsi toujours protégées des pluies et des eaux. Le travail des « Maîtres de digues », pour gérer tout ce système hydraulique, a de tout temps été vital.




